J'ai peur pour mes enfants !

Quel que soit leur âge, nous pouvons avoir peur pour nos enfants, en tant que parent.

Cette peur nous paraît légitime voire saine mais … l’est-elle vraiment ?

La peur est généralement une habitude, un conditionnement, un héritage.

Nous pouvons avoir peur par loyauté pour un ancêtre, par protection par rapport à ce que l‘on a vécu dans l’enfance ou dans une autre incarnation etc. Il y a des héritages qui sont vertueux et d’autres qui le sont moins.

Lorsque mes enfants étaient petits, j’avais peur qu’ils meurent prématurément. Cette peur m’a tenaillée pendant des années jusqu’à ce que je réalise à quel point elle me rongeait de l’intérieur. Elle m’empêchait de vivre et eux également.

Une peur, comme tant d’autres émotions, ça peut s’explorer de multiples façons. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il est possible de s’en libérer.

Le fait de se libérer de ses peurs pour ses enfants les aide à s’émanciper. Il se peut que la peur soit encore présente mais elle est désormais vue, accueillie, reconnue, dépassée et non pas subie, envahissante, sclérosante, et ça fait toute la différence !

Nos enfants deviennent libres d’explorer le monde et si peur il y a, on peut alors consciemment veiller à ne pas leur transmettre. On l’explore et on la transmute.

La peur fait aujourd’hui partie de notre société, en particulier occidentale. Mais nous avons oublié son utilité, en tant qu’émotion.

La peur est supposée être là pour prévenir le corps d’un danger immédiat et pour l’inviter à réagir de la meilleure façon qu’il soit pour assurer la sécurité et la survie de notre système.

Face à ce danger, le corps peut fuir, se figer, combattre, se soumettre, s’effondrer, alerter.

Il suffit d’observer un animal pris dans les phares d’une voiture ou une gazelle dans la savane face à une troupe de lions : s’il s’en sort, il ne gardera que peu de traces de cette frayeur. Son corps sait comment réagir pour assurer sa survie lors du prochain danger mais son esprit ne le maintient pas dans un état d’alerte permanent.

Nous, humains dotés d’un mental, avons tendance à nous maintenir dans cette hypervigilance. Lorsque nous devenons parent, cette tension s’accroit et s’installe en toile de fond.

Mais que transmettons-nous à nos enfants, en ayant sans cesse peur pour eux ?

De la peur.

Pouvons-nous faire autrement ? Que souhaitons-nous leur transmettre réellement et comment ?

En nous libérant de la peur pour eux, mais aussi de la peur pour nous-même, finalement, nous les en libérons également.

Nous brisons une longue chaîne transgénérationnelle pour laisser enfin place à la liberté, à l’épanouissement, la joie, la confiance, l’audace, l’instant présent.

Et vous, quelle est la peur pour vos enfants dont vous aimeriez le plus vous libérer aujourd’hui ? Répondez-moi directement à coeuracoeur.harmo@gmail.com, je réponds à tous les mails que je reçois.