Le syndrome du parent parfait

Et si vouloir être un parent parfait cachait une autre forme de peur, celle de ne pas être aimé ?

Dans mon article, je disais qu’il est important, pour soi et pour nos enfants, de se libérer de nos peurs, pour offrir à nos enfants leur liberté.

Mais après l’avoir posté, je me suis fait une réflexion…

Et si mon message ajoutait une pression supplémentaire ? Et si, en voulant bien faire, tu te disais maintenant qu’il faut être un parent parfait qui ne transmet plus la moindre peur ?

Quand on a soi-même grandi avec les peurs de nos parents, on se jure de ne pas reproduire le schéma : « Puisque mes parents n’ont pas été parfaits, moi, je le serai ! » C’est l’égo qui débarque, armé de toute sa bonne volonté.

Mais que se cache-t-il vraiment derrière cette quête de perfection ?

D’autres formes de peur.

La peur de mal faire, la peur de décevoir nos enfants, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aimé, la peur qu’ils échouent, qu’ils ne soient pas en sécurité etc.

À force de vouloir tout maîtriser — nos émotions, nos peurs, notre éducation —, nous prenons le risque d’envoyer un message involontaire à nos enfants : « Regarde, il faut être parfait pour être valide. »

Si un enfant voit un parent qui ne doute jamais, ne montre ni peur ni colère, que va-t-il croire ? 

« Si maman ou papa ne flanche jamais, je n’ai pas le droit à l’erreur non plus. »

Se libérer de la peur ne veut pas dire devenir parfait.

Nos enfants n’ont pas besoin de parents parfaits qui gèrent tout de main de maître.

Ils ont besoin de parents humains.

Des parents qui ont parfois peur, mais qui l’accueillent, qui l’admettent, qui la nomment.

Des parents qui se trompent, mais qui demandent pardon.

Des parents qui traversent leurs émotions au lieu de les cacher sous un masque de contrôle.

En nous autorisant à être de simples humains — avec nos failles et nos apprentissages —, nous leur offrons le plus beau des cadeaux : l’autorisation d’être humains eux aussi, capables d’accueillir et de traverser leurs propres émotions.

On peut explorer ensemble ce besoin de perfection et les peurs qu’elles impliquent lors d’une séance de coaching énergétique.